Vu dans la Presse


LÈGE-CAP-FERRET.
Le futur PLU devra mieux respecter l’environnement

Michel Sammarcelli, Bernard Wagon et Françoise Gross. (photo A.P.)

Après l’annulation du Plan local d’urbanisme (PLU) il y a un an, la règle qui régit les permis de construire délivrés sur la presqu’île est celle de l’ancien Plan d’occupation des sols (POS). Aussi la municipalité souhaite-t-elle que l’élaboration du nouveau PLU soit faite le plus vite possible. Même chose pour les associations de défense et de l’environnement. Mais avec l’obligation d’une enquête publique durant les vacances (1), le nouveau PLU ne pourra entrer en vigueur que dans un an.

Mardi, le maire avait convié la population à un débat avec l’architecte Bernard Wagon qui avait élaboré le document en 2000, et la directrice du cabinet Rivière environnement, Françoise Cross, qui est chargée dans la nouvelle étude de calculer l’impact environnemental du PLU – motif pour lequel il avait été annulé il y a un an. Cette dernière a expliqué le but de sa mission à une assemblée nombreuse, où l’on retrouvait notamment architectes et constructeurs locaux ainsi que des particuliers qui se sont aussi intéressés aux autorisations de panneaux solaires et d’éoliennes.

Le futur PLU subira très peu de changements. « Toute la commune a déjà été zonée dans la première mouture. Reste à y ajouter une note environnementale. Les cas particuliers seront traités individuellement, plus tard. Ensuite, nous lancerons une autre révision du PLU », a annoncé le maire. Dans une dizaine de jours, les documents de cette modification seront consultables dans les bureaux de la mairie et des mairies annexes de la presqu’île ; un cahier destiné à y porter les remarques sera à disposition.

« Il faut replanter »

« La dernière tempête a encore aggravé le déficit en pins et l’image de la ville sous la forêt n’est plus. Il va falloir replanter, des pins sûrement car les dernières pluies ont fait apparaître des trous d’eau que le sol ne peut absorber et l’on sait que le pin maritime est gourmand en eau. Dans le même temps, l’eau est l’un des grands chantiers de l’analyse environnementale et il convient de maîtriser les ressources naturelles en eau potable », a expliqué le maire qui se voyait conforté dans la conclusion de Françoise Cross : « concilier les êtres humains avec la biodiversité ».

(1) Ce sera donc lors des congés de Noël.
Auteur : Annie Peyras

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